Mer 7/09 Besançon_Gergy 134kms Etape 37
J'ai quitté le camping tardivement après discussion avec un cycliste de 83 ans rencontré la veille. Destination St-Nazaire, pendant qu'il pédale, sa famille découvre la région puis se retrouvent à l'hébergement du soir. Je vais le revoir brièvement dans la matinée et il mène un train d'enfer.
L'après-midi se passe à travers les orages et étrangement,
comme il n'y avait rien à voir, j'ai été épargné.
Avec la guinguette voisine du camping fermée, quelques
camping-cars et des travailleurs bulgares venus pour les vendanges,
l'ambiance est à la fin de saison. Le vélo aussi car il
nécessite un nettoyage à l'essence de la chaîne et
des dérailleurs qui ont bien souffert .
Jeu 8/09 Gergy_Palinges 100kms Etape 38
Une nuit pluvieuse avant de rejoindre Chalon- sur- Saône et
terminer l'entretien du vélo dans une station essence. Une demi
burette d'huile sur la chaîne et un gonflage des pneus au compresseur,
le vélo devrait tenir jusqu'à la fin. Il n'en fallait pas moins pour s'attaquer au dernier relief de cet
Eurovélo 6 par le canal du Centre et ses 34 écluses
Durant la matinée, des péniches de croisière battant pavillons
étrangers dont un américain naviguaient avec leurs
passagers prenant le soleil sur des transats. Un éclusier m'a
expliqué qu'il s'agissait de riches touristes qui
sillonnaient la Bourgogne, la Loire et le Beaujolais à la
découverte des grands domaines viticoles.
Arrêt petit bobo à Monceau les Mines, des échauffements à
l'entrejambe. Mettre du talc à répétition n'était pas la
bonne solution d'après la pharmacienne qui conseille une pommade pour
cycliste.
N'ayant pas de camping avant la Loire, je m'arrête prématurément à
Palinges avec une formule cyclo où nous avons chacun un
emplacement avec table, prise de recharge et auvent pour moins de 10€.
Le propriétaire-éleveur du camping propose, dans son restaurant,
une pièce de viande charolaise à un prix défiant toute concurrence
malheureusement j'avais opté pour une côte de porc au discount de
Montceau.
Ven 9/09 Palinges_Decize 103kms Etape 39
Nouvelle journée maussade, après être arrivé à Paray le Monial et sa
cathédrale romane, lieu de pèlerinage où je n'ai pas vu grand monde, le
ciel se couvre pour la journée.
Je retrouve la Loire, dernier fleuve de L'Eurovélo 6, à
Digoin. Son niveau est bas pour la saison
|
| Pont canal de Digoin |
|
| La Loire |
Les berges trop sauvages pour être empruntées, c'est le chemin de
halage du canal Latéral à la Loire qui compose
l'essentiel du tracé. Il n'y a aucune activité de plaisance car le niveau du fleuve est
insuffisant pour l'alimenter.
Après le déjeuner, le tracé quitte les berges du canal pour
emprunter un dédale de chemins vicinaux. Avec un vent de
face accompagné de petites pluies fines, j'abrège mon
parcours en empruntant des routes départementales et gagner Decize
par le canal du nivernais .
Etant donné les conditions climatiques et la monotonie de la
journée, je décide d'y passer la nuit .
Fin d'après midi entre douceurs au super marché et terrasse au centre-ville
avec concert à la clef.
Animation qui fait plaisir après les longues journée passée sur les chemins
de halage. Voir du monde avec les motards qui se rendent à
Magny-Cours pour le Bol d'Or.
Sam 10/09 Decize_Léré
116kms Etape 40
Comme souvent au camping , je me couche tard et je me lève tôt. Ma
tente est plantée près de la salle commune, des gens y sont
venus boire une dernière bière et discuter, mon voisin, lui aussi
cyclo, est allé les voir pour qu'il fasse moins de bruit, ce qu'ils
ont fait.
Quand je l'ai revu au matin, il avait passé une très mauvaise nuit après
avoir déménagé à la limite du camping où, de l'autre
côté de la clôture, un sdf avait choisi d'y faire des vocalises.
En voulant à la société et à la terre entière après un tour du monde
avorté en Turquie, j'image que remonter sur le vélo serait la meilleure
des thérapies.
A Nevers, nouvelle pharmacie, depuis que j'ai basculé sur le versant
atlantique et sentant la fin proche, je ressens de la lassitude
avec des petits bobos qui surviennent. Aujourd'hui c'est un stick
pour les lèvres desséchées par le vent des derniers jours.
Heureusement je reçois toujours des encouragements même si c'est pour
me rappeler que je serai bien mieux à lézarder au bord de mer ou
que le sport c'est quand même mieux à plusieurs.
Un déjeuner au restau pour finir d'entretenir le moral érodé après ces jours maussades et ça devrait le faire jusqu'à la fin.
Halte dans un domaine viticole pour acheter un
Pouilly Fumé destiné à mes hôtes de Vouzon.
Bivouac à Léré, grand confort face à la centrale nucléaire de Belleville.
La commune a aménagé un espace vert avec abri , point d'eau et
tables de pique-nique.
Dim 11/09 Léré_Vouzon 95 kms Etape 41
Dimanche ensoleillé une fois le brouillard dissipé, je croise quelques
cyclos du dimanche matin avant de faire la pause café dans un
village où une course cycliste sera disputée dans la journée.
A Briare, c'est une concentration de voitures de collection.
A Gien, une course à pied avec des animations qui donne encore envie
de s'arrêter plutôt que de pédaler.
Et à Sully, c'est la fête de La Sange.
Je fais une halte culturelle au château de Sully. M'étant promis
de le visiter les années précédentes, je l'ai préféré aux fêtes de la
Sange consacrées à la chasse et la pêche.
Le château de Sully
La ville est saturée par l'évènement, les restaurants sont bondés,
il reste un kebab et un snack asiatique où je vais me
quereller avec le patron au sujet d'une formule et des plats
ridiculeusement garnis que je refuse et dont il exige le règlement.
Repas dominical au kebab parce qu'il faut bien s'alimenter. Retour au
restaurant asiatique pensant y avoir oublié mon casque de vélo, le patron
est furax de me revoir.
Je rallie Vouzon par de longues lignes
droites à travers la Sologne .
Etape nécessaire avant un retour à une vie normale d'ici quelques
jours.
Un dimanche ensoleillé où je ne me suis pas ennuyé, contrairement à la
veille.
Mer 14/09 Vouzon_Rambouillet 137 kms Etape 42
Je quitte Vouzon par un itinéraire à travers bois conseillé par
Catherine et qui évite d'emprunter la Nationale 20 pour rejoindre
Orléans d'où je vais avoir les plus grandes difficultés à m'extirper.
La faute à mon tracé Gps téléchargé sur Google maps et un mauvais
réglage qui m'a fait faire demi-tour. Pensant avoir traversé le
centre-ville, je suis tout étonné de me diriger vers la
cathédrale.
Ensuite j'ai retrouvé la nationale 20 avec de la 4 voies et un gros
trafic poids-lourds.
Je traverse une partie de la Beauce en longeant l'autoroute A10
par un chemin qui dessert un parc éolien, de plus en plus dégradé pour
me retrouver sur les départementales au prix de nombreux zigzags et
rejoindre Rambouillet avec l'impression d'avoir le camping et sa piscine
pour moi seul.
Désespérément plat mais poussé par le vent la journée reste agréable.
Jeu 15/09 Rambouillet_Gournay-en-Bray 123 kms Etape 43
La sortie de Rambouillet se fait par la forêt et le contournement de la
région parisienne avec une circulation bien présente jusqu'à Mantes la
Jolie où je vais regretter avoir choisi un poulet-pommes sautées imbibées
d'huile, délicat à digérer.
D'autant plus qu'il faut sortir de la vallée de la Seine avec
un gros dénivelé
et retrouver une voie verte jusqu'à Gisors.
Je trouve enfin un emplacement à quelques kilomètres de là sur une parcelle en friche donnant sur une rivière où des postes de tir sont aménagés. Je dérange une vingtaine de ragondins avant d'y installer la tente.
Le bivouac installé près d'une haie, un Kangoo est arrivée avec
deux chasseurs venus pour la dernière chasse au crépuscule
de l'année. Après s'être intéressés à mon voyage, ils m'ont
signalé que j'étais installé devant une coulée, passage dans la
haie utilisé par les sangliers.
J'ai changé d'emplacement et eux sont allés chasser
ailleurs.
Ven 16/09 Gournay-en-Bray_ Le Hourdel 94 kms Etape 46
Les sangliers m'ont laissé dormir mais la fraîcheur du matin m'a fait
lever tôt.
Quitté les rives des fleuves et rivières, le relief est plus
accidenté avec des changement de vallées comme hier avec
la Seine et aujourd'hui le bocage normand du Pays de Bray , il reste à franchir la vallée de la Bresle
par une ultime montée avant de basculer dans la vallée de la
Somme.
Toute la journée va se passer vent de face sur les plateaux où, à cette
période de l'année, ne restent que les champs de betteraves pour
se protéger.
| Pour la postérité, après tout, on ne voit pas si je suis appuyé sur le phare de St Brévin-les-Pins ou du Hourdel |
Après quelques jours à Abbeville chez Dominique , je reprends l'avion
pour la Corse non sans avoir raté mon premier vol, suite à l'
annulation d'un train à destination de Paris.
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